Boucle Bio-Expansive


La Boucle bio-expansive est née d’Alexandre et la Porte des Songes, lui-même porté par une question essentielle : que faisons-nous de ce que la vie nous a donné ?

Au fil de l’écriture d’APS, une même dynamique s’est progressivement révélée derrière le parcours d’Alexandre et des personnages qui l’accompagnent : se transformer soi-même, découvrir ce que l’on porte de meilleur en soi, trouver sa juste place, puis mettre cette transformation au service des autres, du bien commun et du monde du vivant.

C’est en cherchant à comprendre et à formaliser cette dynamique que s’est finalement imposé le terme de Boucle bio-expansive, une idée qui dépasse le cadre du récit.

Cette dynamique, qui éclaire le chemin des personnages imaginaires de ce roman, peut également, dans notre monde, devenir un repère, une référence qui nous aide à comprendre et à faire évoluer notre propre manière de vivre, de créer, d’apprendre, d’éduquer, de soigner, d’entreprendre, d’inventer et de prendre soin du monde qui nous entoure.

Nous possédons tous des capacités, des connaissances, une sensibilité, une créativité, une expérience et un potentiel qui peuvent se développer.
Mais au fond, qu’en faisons-nous?

QU’EST-CE QUE LA BOUCLE BIO-EXPANSIVE ?

La Boucle bio-expansive permet de comprendre comment développer nos capacités et orienter notre potentiel vers notre propre accomplissement, tout en le mettant au service des autres, du bien commun, de la protection, de l’équilibre et de l’expansion harmonieuse du vivant.
Mais le mouvement ne s’arrête pas là.
Ce que nous contribuons à faire grandir autour de nous peut, en retour, nous nourrir sur le plan matériel, mais aussi en nous apportant davantage de satisfaction, de joie, d’accomplissement, de conscience, de cohérence intérieure et de capacité à agir. Ce retour nourrit alors notre propre développement et renforce notre capacité à contribuer plus encore.
La boucle peut ainsi recommencer, enrichie de l’expérience précédente.

SOI · LES AUTRES · LE VIVANT

Notre épanouissement individuel, notre contribution au bien commun et la préservation du vivant peuvent ainsi se renforcer mutuellement dans une boucle expansive grandissante.

S’ACCOMPLIR → CONTRIBUER → FAIRE GRANDIR LE VIVANT → RECEVOIR EN RETOUR → GRANDIR → CONTRIBUER PLUS ENCORE

Appliquée à nos décisions quotidiennes comme à nos créations, à l’éducation, à la science, à la santé, à l’entreprise ou aux technologies, cette manière de penser nous invite à rechercher des évolutions permettant à chacun de grandir tout en contribuant à faire grandir ce qui l’entoure.
Rendre notre monde meilleur peut alors commencer par la direction que nous choisissons de donner à ce que nous sommes capables de faire.

DE L’IMAGINAIRE AU RÉEL

La Boucle bio-expansive possède une autre dimension essentielle : notre capacité à faire émerger dans le réel quelque chose qui n’existait auparavant que dans le champ des possibles.

Une œuvre d’art, une musique, une invention, une hypothèse scientifique, une thérapeutique ou une nouvelle manière d’envisager le monde commencent souvent par quelque chose d’immatériel :

Une intuition, une question, une représentation, une intention, une idée.
L’imaginaire permet d’envisager le possible.
La création commence à lui donner une forme.
La matérialisation lui permet de rencontrer le réel et de s’accomplir.

Mais faire entrer un possible dans le réel constitue également le début d’une nouvelle étape :
Que va produire dans le monde ce que nous venons de créer ?

L’expérience nous apporte de nouvelles informations. Nous pouvons en observer les effets sur nous-mêmes, sur les autres et sur le vivant, les comprendre, adapter ce que nous avons créé et ouvrir ainsi de nouveaux possibles.

IMAGINER → CRÉER → EXPÉRIMENTER DANS LE RÉEL → OBSERVER LES EFFETS SUR LE VIVANT → COMPRENDRE → ADAPTER → TRANSMETTRE → FAIRE GRANDIR

Ce qui était hier une idée peut devenir aujourd’hui une réalité.
Et cette réalité peut devenir demain le point de départ d’un possible que nous ne sommes pas encore capables d’imaginer.

ET LA SCIENCE ?

La science constitue l’une des expressions les plus puissantes de notre capacité à observer, comprendre, imaginer et transformer le réel.
Elle avance elle-même par cycles :

OBSERVER → QUESTIONNER → FORMULER UNE HYPOTHÈSE → EXPÉRIMENTER → ANALYSER → COMPRENDRE → QUESTIONNER À NOUVEAU

Une observation fait émerger une question.
La question conduit à une hypothèse.
L’hypothèse permet de concevoir une expérience.
L’expérience produit des résultats.

Ces résultats enrichissent nos connaissances et ouvrent de nouvelles questions.

Mais la Boucle bio-expansive nous invite à regarder également ce que nous faisons de cette connaissance et dans quelle direction nous choisissons de développer les possibilités qu’elle nous offre.

LE VIVANT COMME FIL CONDUCTEUR

Pour changer de paradigme et converger vers un monde meilleur, le vivant doit demeurer au cœur de la réflexion scientifique, de nos choix et de nos actes.

Il doit constituer l’une des références essentielles qui orientent le développement de la science et des technologies, afin que ce que nous découvrons, créons et rendons possible contribue à notre accomplissement, au bien commun et à l’expansion harmonieuse du vivant.

Car nous ne sommes pas extérieurs au vivant : nous en faisons partie.

La science elle-même est une activité du vivant. Elle est pensée, développée et mise en œuvre par des êtres humains qui appartiennent au monde vivant.

Et quelles que soient les réalités qu’elle explore — de l’infiniment petit à l’infiniment grand, de la matière aux mathématiques, de la biologie à l’Univers — les connaissances qu’elle produit peuvent, directement ou indirectement, rencontrer à nouveau le vivant par ce qu’elles permettent de comprendre, de créer ou de transformer.

Dès lors, la question :

« Que pouvons-nous découvrir et rendre possible ? »en appelle une autre, tout aussi essentielle :

« Dans quelle direction voulons-nous faire grandir ce nouveau possible ? »

C’est ici que la science peut, elle aussi, entrer dans une dynamique bio-expansive :

DÉCOUVRIR → COMPRENDRE → CRÉER → APPLIQUER → OBSERVER LES CONSÉQUENCES SUR LE VIVANT → ADAPTER → FAIRE GRANDIR

avec, toujours, une même boussole :

SOI · LES AUTRES · LE VIVANT

Et lorsque la science agit directement sur le vivant, celui-ci apporte une dimension fondamentale au processus :

LE VIVANT RÉPOND.

Un organisme possède une histoire.
Il s’adapte.
Il régule.
Il compense.
Il se remodèle.
Il évolue dans le temps.
L’action exercée sur le vivant devient alors une interaction.

ACTION SUR LE VIVANT ↔ RÉPONSE DU VIVANT ↔ OBSERVATION ↔ COMPRÉHENSION ↔ ADAPTATION ↔ NOUVELLE ACTION

La réponse du vivant devient elle-même une information. Elle enrichit notre compréhension, permet d’adapter notre action et nourrit un nouveau cycle.

Prendre en considération ses réponses, ses équilibres et ses transformations permet ainsi de mieux comprendre les conséquences de nos actions et de les faire évoluer.

Dans le domaine de la santé, cette dynamique peut notamment s’exprimer ainsi :

ÉVALUER LE VIVANT → AGIR → OBSERVER SA RÉPONSE → COMPRENDRE → ADAPTER → RÉÉVALUER LE VIVANT

Elle accompagne notamment ma conception intégrative de la dentisterie, où le patient est considéré dans son histoire, son terrain, son environnement et ses capacités d’adaptation, et où l’observation de ses réponses biologiques et fonctionnelles dans le temps participe à l’adaptation progressive de sa prise en charge.